Le Manoir des Enfants Bénis (le Château de la grand-mère)

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                         Le lieu que je m’apprête à vous présenter est l’un des mieux conservés qu’il m’ait été donné de voir. Ce manoir affublé de tourelles paraît en effet figé dans le temps. Abandonné depuis une trentaine d’années, les meubles et objets de la vie quotidienne, de culte catholique ou bien de puériculture sont nombreux et quasiment intacts.

Au rez-de-chaussée se trouve une salle à manger époustouflante aux ornements riches et parfaitement conservés. Une tapisserie de satin dorée habille les murs surplombés par un plafond marqueté sur lequel sont peints des motifs d’un bleu profond. Oiseaux et arabesques se côtoient afin de composer des fresques dans lesquelles l’on se perd en contemplation.

 

 

 

Autre particularité, un tableau représentant un château, sa chapelle et des animaux domestiques surplombe la cheminée.

 

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Nous passons ensuite à la cuisine. Plafonnée de poutres, celle-ci est meublée d’une grande table sur laquelle subsistent quelques pièces de porcelaine. Autour, quelques chaises en osier et un double-plateau à roulettes.

 

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Plus loin, nous accédons à deux chambres encore en très bon état. Meubles, lampes et même literie y traversent le temps. Premier signe de présences enfantines, un landau accolé à l’un des lits deux places. Ce meuble de puériculture sera le premier d’une longue série.

 

Enfin, nous découvrons la cave du manoir. La cuisinière, le fourneau et les étagères sont encore jonchés de bocaux de conserves pleins et de bouteilles de liqueurs. La cave à vin compte quant à elle une centaine de bouteilles, mais que ce soit par les habitants ou bien par des visiteurs indélicats, toutes ont été vidées depuis bien longtemps.

 

Il est temps maintenant de monter au premier étage du manoir, qui nous réserve bien des surprises. Nous commençons par découvrir un deuxième salon. Ses murs sont couverts de planches de bois, décorées par des icônes et une gravure de scène religieuse. Les meubles sont encore en place : table, lampe à pied, landau à roulettes, baignoire pour bébé et lits. On ne sait finalement pas bien à quelle fonction cette pièce était dévolue …

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Au fond de ce salon-chambre, une curiosité attire notre attention. En effet, un placard comprenant encore de nombreux vêtements laisse entrevoir une petite porte dérobée. Nous nous y engouffrons et constatons avec étonnement que l’envers de celle-ci est molletonné,  comme pour étouffer les bruits susceptibles de s’en échapper. Derrière cette étrange porte, nous découvrons une chambre toute en longueur. Sur le bureau du fond sont déposées de nombreuses brochures.

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Notre visite se termine par la découverte d’une immense chambre où l’on trouve un fauteuil roulant, un lit d’enfant, un landau, une chaise haute et un lit-double. Cet assemblage hétérogène nous laisse dubitatifs quant aux habitants des lieux.

 

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Finalement, nous ne saurons pas quelle était exactement la fonction de ce manoir. Nous le soupçonnons d’avoir abrité un couvent, mais les éléments en ce sens restent ténus. De nouvelles informations viendront peut-être jusqu’à nous prochainement …

 

 

Coéquipier / assistant : Rodolphe (IGFB)

La Maison Maufrigneuse

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                        La Maison Maufrigneuse fut découverte par hasard durant un début d’après-midi hivernal. À travers les champs ras, les bosquets aux arbres ténus et les chemins boueux, un portail de fer forgé rouillé se laissait entrapercevoir.  Apostrophés par ce détail, nous nous arrêtâmes pour en découvrir davantage.

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La Maison Maufrigneuse arborait un extérieur typique des domaines de campagne : une maison aux lignes simples, à laquelle attenait une étable. Autour, un paysage agricole français des plus simples : quelques cultures tassées dans le froid de l’hiver, des pâturages aux vaches nonchalantes, le tout ponctué de tracteurs et d’outils manuels abandonnés.

À l’intérieur, nous découvrîmes que la maison avait été vidée, mais pas intégralement. Il demeurait dans la cuisine un vaisselier avec quelques pièces de porcelaine et dans les chambres des lits et meubles du siècle dernier faits de bois sombre. Des tapisseries florales dont l’élégance n’avait pas terni habillait ces dernières.

Malheureusement, nous ne trouvâmes aucune lettre ni aucun magazine … Impossible donc  de découvrir quoi que ce soit sur ce domaine. Ce fut néanmoins une belle visite, qui nous a appris que l’on ne perd jamais rien à bien ouvrir l’œil.

Au soleil que je n’ai pas connu

J’en avais oublié la sensation

Je ne sais si je l’ai connue, vécue,

Et j’ignore même si ses rayons

Frôlèrent jamais mon front ingénu.

 

Une connaissance sans conviction

Dormait au fond de mon esprit confus

Et j’entrapercevais sans émotion

Ce soleil que je n’ai jamais connu.

 

Cependant vint troubler ma perception

Une réminiscence inattendue :

Souvenirs, viscérales impressions,

 

Terres instinctivement entrevues ;

Echos de cette civilisation

Et de ses montagneuses étendues.

 

Février 2019.

L’hôpital à la chapelle bleue

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                 Les châteaux et manoirs sont d’ordinaire les sujets de mes explorations, j’aime à en découvrir les trésors cachés, qu’ils soient physiques ou historiques. Cependant, c’est aujourd’hui un tout nouveau type de bâtiment que je vous présente : un hôpital rural datant du début du XVIIIe siècle.

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Bien que classé Monument Historique, celui-ci est livré à l’abandon le plus total depuis plusieurs décennies. Heureusement, ses vestiges continuent à traverser le temps, grâce à l’éloignement des grandes villes et à la protection des riverains.

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La chapelle est la première aile construite. Les religieuses veillent sur cette structure aux dômes bleus jusqu’à l’aube de la Révolution, avant de se retirer. On peut notamment y observer deux absidioles et une alcôve qui abritait sûrement une statuette de vierge.

Le premier étage de l’édifice est assez sobre, puisque ses murs et voûtes sont totalement nus. On découvre, au fil des couloirs, plusieurs pièces vides abritant des cheminées imposantes. Leurs portes ne sont pas plus ornementées, faites de bois brut. Néanmoins, sur l’une d’elles, un soupçon de superstition résiste au temps à travers un fer à cheval.

La bâtisse comporte deux étages, malheureusement, l’effondrement de plusieurs escaliers et planchers ne rend pas l’intégralité du monument visitable. Nous pouvons malgré tout apercevoir certaines pièces depuis le rez-de-chaussée et le premier étage, notamment les anciennes « salle des hommes » et « salle des femmes ».

Après avoir monté l’escalier principal, encore solide, nous nous apercevons que les étages ont été rénovés, d’une façon plus ou moins élégante.

Voici pour cette petite visite qui, je l’espère, vous aura plu. J’espère découvrir d’autres monuments abandonnés dans le Sud de la France. Ceux-ci y sont plus rares que dans le Nord, mais pas moins intéressants !

La Maisonnette de la Gardienne

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                  Cette petite maison perdue dans la campagne, entourée de champs, a été découverte par hasard. Simple mais néanmoins élégante, cette bâtisse offre de jolis détails comme une mansarde ornée de quatre œils-de-bœufs et un toit ornementé. Des petits bijoux du XIXe siècle qui savent donner du charme à la construction la plus simple.

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Cette maison de gardien n’a pas été épargnée par le temps mais il y demeure cependant quelques petits meubles de vie courante. Quant aux bouquets et pommes de pins suspendus, on ne sait s’ils ont été accrochés par les anciens propriétaires ou bien des promeneurs curieux, mais cela confère une certaine ambiance aux lieux.

Le jardin comporte tout ce dont une petite dépendance a besoin : divers outils de jardinage, un puits, des clapiers et plusieurs cabanes de rangement. De quoi se sustenter mais aussi s’occuper du grand domaine auquel la maisonnette est rattachée.

 

Après avoir visité cette humble demeure, nous empruntons un long chemin bordé d’arbres aux feuilles engourdies par le froid de novembre. Nous découvrons à son issue un immense château XIXème dans un style néo-gothique. Ce sera peut-être l’une de nos prochaines explorations …

L’avenir nous le dira.

L’Intrus

Son cœur ancré au creux de ma poitrine

Tambourine en sursauts, se crispe et crisse,

S’étale en soubresauts, déploie sa lice

En mon poitrail prostré qu’il assassine.

 

Une fois dardée sa bile mutine,

Assis ses vices, déployées ses rixes,

Actée ma paralysie thoracique,

L’Intrus lance l’assaut de mon échine.

 

Muscles ankylosés où il rumine,

Et toujours, chemine et mine, en coulisses,

M’envahit, parasite subreptice,

Puis se démène en guerres intestines

 

Laissant Tout

Sclérosé

Névrosé

Nécrosé 

· Août 2018 ·

Le Château du Griffon

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                         Il y a deux ans et demi, j’eus la chance de découvrir la visite d’édifices abandonnés par des lieux tout à fait majestueux. J’avais déjà visité le Manoir de Bizoin en 2014 par le hasard d’une rencontre photo, mais n’avais pas réitéré l’expérience depuis. Ainsi, cette journée de mai, deux amis me proposèrent d’aller visiter des lieux qu’ils avaient repérés. Je vous avais déjà présenté le joyau qu’était le Manoir à la Chambre Rose, maintenant disparu. Nous visitâmes également un petit manoir rénové en salle des fêtes et une église en ruines que je vous présenterai postérieurement.

Aujourd’hui, c’est de mon coup de cœur de cette journée dont je vais vous parler. C’est un lieu très peu connu et je n’ai jamais vu d’articles ou photographies le mentionnant. Combien de temps ce lieu a-t-il été abandonné ? Difficile à dire. Au moins quelques mois, au plus quelques années.  Quelques semaines après notre visite, il se trouve que le château avait été racheté.

Venons-en au cœur du sujet. Aux alentours de Morlaix, dissimulé par des bois, nous découvrîmes cet immense château datant du XIXe siècle. Ses deux étages étaient encore garnis de nombreux meubles et miroirs finement ouvragés. Les seuls souvenirs des derniers propriétaires consistaient en quelques lettres.

Le grand parc était lui aussi intéressant à visiter, entre ses arbres centenaires, ses fleurs chatoyantes et sa petite chapelle typique.

N’ayant que peu d’informations sur cette visite qui commence à dater, je vous laisse avec les photographies prises à l’époque. N’hésitez pas à m’envoyer vos informations sur l’histoire de ce château !

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Les détails de l’extérieur :

Le rez-de-chaussée :

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Les étages :

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Les combles et la cave :

La chapelle :

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